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Dans l' »Univers des mots »

Elle est aussi, virages négociés en clignotant des pieds. Cotonou c’est le jaune qui l’emporte. Le jaune du taxi-moto, le jaune du réseau de communication, le jaune de nos têtes qui krament « le prochain sera mieux que l’actuel ». Cotonou, c’est la surcharge qui gagne : dans nos têtes, sur nos têtes, dans nos yeux, dans nos oreilles ; c’est la surcharge qui décharge l’esprit du jeune. Et puis Cotonou c’est la sueur et la fumée qui portent le vent, c’est la route des séparés en deux : les quatre roues à droite ; les deux roues plus à droite encore. Et puis Cotonou, c’est trois ponts sur l’eau. Ils sont le contraste du Cotonois. Ils sont des ponts pour les vies, et des frontières pour la ville. Conakry, on m’a dit que tu es chaleureuse comme ta sœur.

2016 – Message à ma grande famille jeunesse UNESCO

Et j’insiste sur le mot « Africains », pour sauter les verrous de la race ou de la couleur de la peau ; ce débat truculent n’a aucun intérêt à mes yeux. Je regarde fixement donc l’Africain de cœur, qui est à l’ouvrage de la pensée et de l’action constructive de 5h55mn à une autre heure qui fait de lui un « ne dort pas ». L’Africain de cœur, qu’il soit blanc, rouge ou marron ; qu’il ait les dents jaunies ou tombées de la gencive, qu’il ait le crâne rude ou la peau ridée, est celui qui aujourd’hui encore doit encore résister et rester allumé. C’est lui, à qui on a appris à s’emmurer, à baisser la tête, à baisser le regard, mais qui est arrivé à garder le sourire. Et cela dure, comme c’est dur, depuis des siècles.

Non! Maître Adrien HOUNGBEDJI n’a pas dit ça. Une réflexion de Ousmane Aledji

Non ! Il n’a pas dit ça. Il ne peut pas l’avoir dit. J’ose le démenti parce que cela ne ressemble pas à MON chef....J’ose le démenti à cette portion de phrase parce qu’au delà des mots, elle peut engendrer une mentalité en tous points détestable. Et une mentalité fait plus de dégâts et se répand plus vite qu’une arme chimique. Durable, silencieuse et vorace.