CONAKRY MIGR’ACTIONS
J’ai dit,
Conakry, j’arrive
Je vole vers toi, rincer dans ta chaleur, mes humeurs verrouillées.
Si tu me conduis à la part perdue de mon esprit, je retournerai tomber en toi chaque fois que les clins d’oeil lunaires m’y appelleront.

Je chasse mes nuits, tu sais ?
Seul, je le fais souvent, dans les bruits de ta sœur peu ou pas connue de toi.
Oh qu’elle peut être colérique, peut-être un peu moins que toi,
Mais sur le plan de la chaleur, il faut le dire, il n’y a rien à dire, votre ressemblance blâme nos sens.
A tout point de vue, elle est chaleureuse, Cotonou.
A toute heure de la journée, elle klaxonne, elle siffle l’inconnu, embarrasse l’étranger, étrangle ses propriétaires et s’approprie ses esclaves, nous.
L’es-tu aussi ?

A tout coin de rue, elle est rude et multicolore, surprenante et harassante ;
L’es-tu autant ?

Elle est politique et discussions politiques et disputes apolitiques. Elle est, tournées de paroles, langues pendantes, mots mêlées ; elle est insultes qui brise la face de l’autre par dessus les pare brises des voitures au feux tricolores, elle est feux brulés au rouge vif ; elle est policiers requetés et citoyens étiquetés .
Et toi, Conakry ?

Elle est aussi, virages négociés en clignotant des pieds. Cotonou c’est le jaune qui l’emporte. Le jaune du taxi-moto, le jaune du réseau de communication, le jaune de nos têtes qui krament « le prochain sera mieux que l’actuel ». Cotonou, c’est la surcharge qui gagne : dans nos têtes, sur nos têtes, dans nos yeux, dans nos oreilles ; c’est la surcharge qui décharge l’esprit du jeune. Et puis Cotonou c’est la sueur et la fumée qui portent le vent, c’est la route des séparés en deux : les quatre roues à droite ; les deux roues plus à droite encore. Et puis Cotonou, c’est trois ponts sur l’eau. Ils sont le contraste du Cotonois. Ils sont des ponts pour les vies, et des frontières pour la ville.
Conakry, on m’a dit que tu es chaleureuse comme ta sœur.
Est tu de la même folie que celle dont je me sépare un temps pour toi ?
Parle moi, à mots ouverts, de ton univers.
J’arrive, Conakry Univers des mots.
J’arrive

——————-
Je serai en résidence d’écriture à Conakry à partir du 11 avril au 25 avril. C’est grâce à Univers des Mots (UM17), avec Hakim Bah, Bilia bah et toute l’équipe. Merci aux pousseurs qui ne sortent jamais la tête pour cause de modestie. merci Aristide Tarnagda. Nous avons quelques nouvelles routes à couper…

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