Aux jeunes d’Afrique ; Aux africains de cœur ; Aux activistes; Unescosiens d’ici et de tous les quartiers d’Afrique; Vous, montés ; vous autres montant.

C’est bien le moment habituel de nos vies, ou la tradition nous enjoint de regarder le ciel et de vouloir des choses pour les autres hommes. Très souvent à cet exercice, nous nous limitons (inconsciemment) à ceux qui nous sont connus et à ceux que notre mémoire ou notre regard rencontre. Aujourd’hui je souhaite dépasser ma mémoire, et offenser mon regard. Je souhaite surtout offenser mes méthodes, celles qui me font prolifique à l’occasion. Tant ceux à qui je m’adresse sont nombreux et importants, tant je me ferai restriction, car aujourd’hui, la courtoisie ne sera que le prétexte heureux d’une position tranchée et étanche.

Avant de faire une tape sur le clavier, je m’arrête une minute. Une bonne minute de bruit pour déranger le sommeil de nos « morts pour l’Afrique » ; ceux que nos faux amis, aidés de nous, endorment davantage pour mieux mordre l’Afrique. Puisse cette minute de bruit, pour autant qu’elle leur rend hommage, agiter leur sommeil afin qu’ils ne nous laissent plus faire encore dans la prédation de l’Afrique par l’Africain et ses alliés. Du bruit donc moins de silence aux honneur et endroit de nos pères fondateurs ; nos bâtisseurs de tous rangs et de tout sang. Cet hommage si sous-exprimé, leur revient de droit.

Pour nos frères Unescosiens qui nous ont devancé sur le chemin de l’immortalité, cette minute de bruit afin que leur mémoire ne s’endorme dans le silence de notre oubli. Nous n’en citerons pas nommément car leurs esprits s’y reconnaissent. Hommages enfin à tous les clubs qui poussent l’idéal de l’Unesco parmi les hommes et dans l’esprit des hommes.

Mes souhaits pour chacun de vous chers Unescosiens, à commencer par les différents nantis de notre confiance aujourd’hui sont de nous voir RÉSISTER et RESTER ALLUMÉS car…

La guerre nous garde dans l’attente d’une paix hypothéquée.

L’année 2016, encore plus que celles qui l’ont précédée est une année de défis pour les Africains. Et j’insiste sur le mot « Africains », pour sauter les verrous de la race ou de la couleur de la peau ; ce débat truculent n’a aucun intérêt à mes yeux. Je regarde fixement donc l’Africain de cœur, qui est à l’ouvrage de la pensée et de l’action constructive de 5h55mn à une autre heure qui fait de lui un « ne dort pas ». L’Africain de cœur, qu’il soit blanc, rouge ou marron ; qu’il ait les dents jaunies ou tombées de la gencive, qu’il ait le crâne rude ou la peau ridée, est celui qui aujourd’hui encore doit encore résister et rester allumé. C’est lui, à qui on a appris à s’emmurer, à baisser la tête, à baisser le regard, mais qui est arrivé à garder le sourire. Et cela dure, comme c’est dur, depuis des siècles.

Aujourd’hui encore toute l’Afrique est en guerre, la même qui nous maintient dans la frêle attente de la paix. Guerre contre le colonialisme, guerre contre le néocolonialisme, guerre contre l’afro impérialisme. Si à l’ouest, l’ex haute-volta fait une remontée audacieuse dans son combat d’elle à elle-même (félicitations FASO ya), la vérité des vérités demeure sous boisseaux en Côte d’Ivoire. Mais allons pêle-mêle, autrement on citerait tout les pays parmi lesquels le Bénin (mon quartier propre) où on qualifie une élection présidentielle de « très ouverte » ; ouverte au point où la plus petite limite morale s’effrite dans l’arène de la démesure de haute classe et de haute portée. A ce sujet je posais encore il y a quelques jours une question anodine, jusqu’ici restée sans réponse. A côté de ce petit quartier (latin) d’Afrique où l’intelligence teigne des hommes sait tout déconstruire, le grand Nigéria, dans la dégaine des armes ressuscitées et agitées par des guerriers de l’ombre, partage ces suints avec le Cameroun, le Tchad , le Niger et qui d’autres. Boko Haram ne s’agite pas tout seul, je crois. Le temps nous dira bientôt, tout comme il est si bavard à Brazzaville qui résiste encore pour exister face à l’ouragan Dénis Sassou, et Kinshassa qui tombera peut-être les armes à la main devant Joseph Kabila. Le fleuve, qui arbitre les deux matchs, emportera les larmes des vaincus sans oublier (j’espère) les armes des vainqueurs. A quelques lampadaires de là, Pierre Nkurunziza ouvre le nouveau marché des tables de négociation et des titres de médiateurs. Il a commencé par tirer sur la loi, aujourd’hui il tire sur des hommes. Ce qu’il ne sait pas, c’est qu’il répondra de crimes contre l’humain. Aux pieds de l’Afrique, cette Afrique qui est au sud, les couleurs refusent à nouveau de se mélanger ; on ne veut plus de café ; on veut du blanc ou du noir et on éteint des vies pour cela. Mais minute. A t’on fini de négocier l’héritage du printemps arabe très très français ? Hier le commandant de bord, N. Sarkozy avait la baguette magique (peut être) pour canaliser les sécrétions de ces conquêtes à l’allure des navigateurs d’antan. Mais aujourd’hui le champ d’impact s’est déplacé. Les tirs en série en Syrie, la lybie  s’evertue à calmer toute seule ses démons. Quand l’Africain de cœur, rentrera dans sa cabane le soir, il maudira, l’autre, son frère qui a appris en s’enrichir en vendant ; en vendant l’âme de l’Afrique elle même.

L’ère des énergies renouvelables… renouvelons nos énergies.

Jeunes africains, amis Unescosiens. Une fois encore le champ de tirs est ouvert. On ne nous y invitera pas, nous y seront de volonté et d’obligation. Que nos armes de construction massive restent déployées, que désormais, elles passent aux premières loges. Nous voulons casser les murs et les cloisons. Nous voulons envahir les champs de mines et y planter l’espèce la plus résistante de paix. Nous voulons frapper l’ennemi dans son esprit pour y élever les solides défenses de la paix. A l’ère des énergies renouvelables, renouvelons nos énergies. Point de fatigue chers frères, il est des guerres qui ne se gagnent que sur la durée, et le fait même de résister à la lassitude constitue la victoire elle même. Résistance donc !

Résistons ! intensifions l’action et même en cas de délestage, mettons au soleil nos vieux panneaux solaires même frelatés. Nous avons tellement de soleil par ici que le sommeil nous est interdit.

Résistons et restons allumés

Tant de lumineux avaient déjà semé la résistance et allumé des esprits.

Ils sont partis allumés.

Même la mort n’a pas éteint Martin Luther King, Malcolm X, Nelson Mandela

Même la mort n’éteindra pas les jeunes africains épris d’un leadership crédibles. Même la mort n’éteindra pas les Unescosiens rompus à la culture de la paix.

Je souhaite donc, qu’ils restent tous allumés tout au long de cette année 2016

Unescosiens ! jeune africain !Reste allumé pour les combats des combats.

Résistant la jeunesse africaine

Résistant, l’UNESCO

Résistant,  le FESCUAO

Résistant,  les CIUPG / FESCUAO

Résistant, le SG/FESCUAO

Résistant chaque club UNESCO de chaque quartier d’Afrique,

Résistant et allumé chaque Unescosien.

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