Ce jeune qui rêve et qui fonce

Prends toi en mainEt bien moi aussi j’avais déjà rêvé tout votre univers , madame
Et mon rêve n’était pas gamin. Il était sauvage, pour frapper la montagne et déplacer les échecs.
J’ai rêvé pas de voir des têtes noires au volant de corps blanc
J’ai senti car je suis sûr que j’étais si proche de mon rêve, qu’il m’a aspiré dans ses jupons. Il m’a éreinté dans sa chaleur hermétique au point de se dérober à mon regard. J’y étais enterré plein de vie, plein d’envie de vivre, sous les ombres de mon rêve, dans ce sommeil toujours aussi loin que proche du réveil.
Oui j’avais bien connu ce rêve madame ;

Lever le bras
Serrer la hache
Déraciner l’arbre quinquagénaire sexagénaire septuagénaire qui végète au sommet du tas et qui produit des épines.
J’avais rêvé de distribuer des armes aux mendiants de nos rues chaudes, pour qu’ils puissent abattre les mouches qui tutoient leurs bouches.
Et d’ailleurs j’avais rêvé de désintégrer cette usine avec toutes ces machines importées à frais, qui fabriquent encore des mendiants de piètre qualité.
Quel manque d’art,
Quel manque de lucidité,
Quel manque de talent,
Quel manque de génie
Ce système est à pendre, entendais-je dans mon gros rêve.
Oui ce système est meurtre. Un génocide en plein centre du 21ème siècle, et malgré toute l’envolée technologique que dégustent les autres parts du monde, ma part du monde, reste encore à fabriquer des mendiants d’un mode opératoire qui rivalise médiocrement avec ceux qui ont reçu une taloche de Adolphe Hitler.
Soudain mon rêve m’a comme vouvoyé.
Vous là-bas.
Oui vous qui mourez les yeux ouverts, l’esprit en veilleuse
Réveillez-vous et surveillez , me dit-il
Comme si subitement je faisais partie de ces arbres quinsexsptuagénaires mères d’épines au sommet de l’Etat, ou comme si j’étais l’une de ses grosses machines importées qui fabriquent la qualité la plus invalide de mendiants par-dessus le marché mendiant mondial. Non ça ne marche pas dans ce marché avec ces mendiants invendables,
qui gonflent chaque jour le nombre ronflant d’invendus,
qui pullulent au bord de nos rêves,
qui ne se donnent aucune limite, ni retraite,
qui cassent les frontières,
qui polissent les barrières,
contournent murailles,
Brûlent pare-feu
étoffes de pestiférés pour empester nos vues quotidiennes.
Ça ne marchera jamais ce marché ;
Ça marche à reculons, dans le sens opposé aux aguillons de l’horloge du développement.
Alors stop.

coming soon

sous presse
Sedjro Houansou Giovanni

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